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2011.07.22

De face / poète (résolument) prosaïste

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 (crédit photo Jean Paul Mathelier)

Née et revenue (depuis peu) dans le Finistère. (Diplômée des Sciences de l'Education, l’abandon d’une thèse de doctorat, une quinzaine d'années d'implications sur le champ de la formation des adultes, ma démission), puis la maison les enfants, marcher insuffisamment et je passe le plus clair de mon temps à écrire, lire, écrire. Par ailleurs (mais pas tant que cela) (en divers lieux et liens) je tiens à décliner cet ensemble confrontant, indiscipliné, têtu, heuristique, holistique, transversal, vivant et vivace..., produire du sens, animant des ateliers d’écriture créatives et littéraires (sur les champs de l'éducatif, culturel, "médiation"sociale). 

Mes nécessités d'écritures ont pour origine le sensible en quête d'appréhension et de parole ; sont liées à la féminité, à l'intériorité, à l'enfance, aux mots eux-mêmes puisqu'ils désirent continument premiers, à la question du dedans-dehors, du lié-délié, à cette disposition, cette entente d'être au monde ; écrire. Depuis quelques années par le langage poétique je connais une révolution. Dans mes allées venues et retours (mon mouvement et mes avancées), je trouve quelques formes ; récits, fragments, morceaux poétiques, proses (se voulant narratives) (hétérogénéité et alternance comme soutiens et étayages, existence et écriture s'entretenant aussi). Je travaille et dors (beaucoup), je viens de découvrir le mot sérendipité ; persévérante et/ou utopiste ce que je cherche est probablement un silence. (coïncidence, il vient.

Je donne des lectures publiques de mes textes (parfois en collaboration avec des musiciens) en café-librairies, médiathèques, festivals. Invitée des rencontres culturelles du Bois Chevalier, « Poésies croisées » 17ème marché de la poésie de Rochefort sur Loire, Les mots migrateurs (Cergy Pontoise), « Croisements de nos pères » lectures à 2 voix (avec Isabelle Pinçon) en divers lieux, "Baie des plumes" salon de la poésie et des livres de Douarnenez, La nuit du chat qui tousse (théâtre de La Ruche, Nantes)...

 

 

Me présenter d'une autre manière

Ce qu’elle en dit d’écrire : Depuis la poésie (une révolution une fois de plus   sans précédent, je recherche des unités, des intensités) je passe le plus clair de mon temps à travailler la matière autobiographique, à tenter de délierquelques coïncidences coexistences vie/mort/enfances/écritures/mondes, à croiser soi et l’autre je crois jusqu’à trouver quelque chose, une humanité, peut-être c’est histoire de nous faire entendre et me vérifier qu’ici je suis suivie. Dans une langue introspective «affective» (que j’aimerais tant affectueuse), j’échafaude une prose en paragraphes, lignes, coupes, bandeaux, en blancs. C’est la forme adaptée, adoptée pour l’heure (tel un animal de compagnie que je laisse même dormir contre moi). Entre isolement du fragment et narration, (d’une manière ou d’une autre et au fur et à mesure) fabriquer du continu (est mon utopie politique et intime). (La vie non plus ne vient/tient pas d’un seul tenant). C’est aussi à travers la photographie, plus récemment le collage et la création de pièces sonores (collectif Ecrits/studio inverstissant les outils du son) que je lis et écris.

                                             et j'ajoute (ces quelques petites choses-là) :

parce que le poème vient de et tend/vient toujours vers quelque chose/quelqu'un sans tout à fait les atteindre (qui quoi de qui de quoi quesako ?) mais on ne peut pas dire non plus jamais

c'est à dire que quelque chose avance, même si c'est infime intime, même si c'est déjà passé

à chaque fois/texte une manière de rentrer dans le récit, quitter et recommencer, réinventer un angle d'attaque ; est-ce la guerre ?

alors souvent je dis à tous que c’est contre le tout venant de la parole que j’écris, que j’écris des livres faits de fragments et de blancs, poèmes narratifs, que j’imagine, crois, qu’il me semble qu’écrire est mon tout venant du cœur

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(crédit photo Jean Paul Mathelier)