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2016.05.07

comprehension-appréhension #45

_lorsque le sens du départ et de la couleur me rattrapent, me reprennent / Bali, Iles Gilli, 2014

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2016.03.20

dedans-dehors #44

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_ terrain, relief, dunes, petites collines coniques ; tabhaout (touareg) ; laisser se faire les affaissements les éboulements, s'en aller descendre

 

 

 

 

 

photographies / Corinne LL /Essaouira, février 2016P1040152.JPG

2016.03.08

lecture / 7ième mots parleurs / Cergy Pontoise / 15 mars 2016

printemps des Poètes : Mots Parleurs : Rencontre avec la poétesse Corinne Le Lepvrier

 
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Le théâtre de l'Usine Eragny et la Bibliothèque Guillaume-Apollinaire de Pontoise accueillent l’association Les Mots Migrateurs une fois par trimestre pour une rencontre littéraire. Ces soirées sont organisées afin de donner la parole à des auteurs contemporains et permettre au public de «revisiter» quelques grands textes de la littérature classique ou contemporaine. En deuxième partie, elles se transforment en scène ouverte pour permettre aux auditeurs de devenir lecteurs…
 

Programme du mardi 15 mars

Premier temps : 1/2 heure

Corinne Le Lepvrier est auteure de plusieurs recueils. Son dernier livre, "Compte de femmes", est paru en janvier 2015 aux éditions Approches. "Née et revenue (depuis peu) dans le Finistère. Depuis la poésie je recherche des unités,  des  intensités,  y  dédie  le  plus  clair  de  mon  temps,  je  tente  de  délier quelques coïncidences vie/mort/enfances/écriture. Dans une langue «affective», j’écris  une  prose  de  nature  introspective ;  brèves,  paragraphes,  lignes.  Entre isolement  du  fragment  et  narration,  fabriquer  du  continu.  (La  vie  non  plus  ne tient en un seul tenant)." 

Deuxième temps : 1/2 heure

Re« revisiter », par des lectures d’extraits choisis, quelques grands textes, « pas toujours, mais souvent oubliés », de la littérature classique ou plus contemporaine. www.motsmigrateurs.fr


 

photographiée lors de la lecture et interviewée par Philippe Raimbault, émission Les mots migrateurs, Radio Cergy Pontoise. http://www.motsmigrateurs.fr/fichiers/ITWCLeLepvrier.mp3

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2016.02.14

_compréhension-appréhension#42

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_forcer/gagner le jaune, forcer la voix, le destin

 

 

 

 

 

photographies / Corinne LL / janvier 2016

 

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2016.01.05

hors catégorie

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dedans-dehors #43

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_se retrouver l'instant d'après déjà que le défilement que les mots ∈ série de choses accentuées et lumineuses ©

 

  photographies / Corinne LL / nov 2015, Nantes-St Nazaire

 

Publié dans _DEDANS-DEHORS

profil / intervenante-animatrice d'ateliers d'écritures créatives et littéraires

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Une présence faite de non-présence, confrontante et sensible, trouver cette posture et résister à la tentation d'éduquer, accompagner ... j’avais fait un master et contribué à la publication d'un livre sur le sujet. Et puis ça s’était arrêté, cette idée, ce projet, une thèse aussi. Le ressurgissement se produit plusieurs années, en la création en mars 2009 de l’association Matière à Mots. Je crois que c’est ce que je fais en tant qu’animatrice d’ateliers d’écritureS, je crois que c’est ce que je recherche, que c’est ce que je vis en écrivant quelquefois avec eux, les participants ; nous nous accompagnons et ce pain que nous partageons, ce sont nos savoirs à trous, nos mots à lier, alliés de nos vies, ce sont leurs possibilités, leurs limites. Dans les entrelacements que propose l’acte d’écrire, non comme justification de soi mais tentatives et tentations prometteuses d'autorisations à être. Et puis... mais chacun continuera seul son chemin. Vivre aussi l’enchantement d'entendre, de s’entendre à travers les altérités. Sur nos textes, sur notre présence, sa nécessité, sa beauté. Ce que l’être humain est pour un autre, ce que le mot est pour un autre, ce dont nous sommes capables, tous, par le langage. Mars 2009

 

a développé au cours de son parcours professionnel et personnel une pratique de l'accompagnement pédagogique, outillée, conscientisée et affirmée (cf note "2001, une écriture de recherche"), pratique en recherche permanente de sa propre élaboration et évolution

formée aux pratiques et animations d'ateliers d'écriture

un engagement existentiel à émanciper par l’écriture

 

formations

Atelier de créations partagées, la libre association, Juillet 2011

Ateliers réguliers d’analyses des pratiques "Boutures d’écritures", Conseil régional des Pays de La Loire, Bouguenais, depuis 2007

Stage "Arts plastiques et écritures", association Passerelle et Gratienne Salmon (peintre), Piriac, 2010

Stage "Structures de récits", association Voix de plumes, Nantes, 2010

Atelier de recherche en arts plastiques, EMAP, St Nazaire, 2009-2010

Stages "Ecrire l’atelier d’écriture" (G. Boutouillet), "A vos modes d’emplois (E. Pagano)", « L’invention du personnage » (E. Adely), "Petite sèche" (J. Sautière), La Maison Gueffier, La Roche sur Yon, 2004-2012

Formation "Lire et écrire ; Approches des ateliers d’écriture", Conseil régional des Pays de La Loire, La Roche sur Yon, 2007

Stage "La réécriture", association Page 27, St Herblain, 2006

Stage "Ecrire à partir des livres d’enfant", "Ecriture et théâtre", Carpe Diem, Nantes, 2004

 

2015.12.31

extrait de © quelques-uns d'entre nous (pas tous + © tu es tu vois bien regarde comme je (ça suit son cours + © anaphores et -à priori- mélancolies

 in Revue Phoenix n°19, automne 2015

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 Revue Phoenix

dirigée par André Ughetto

9 rue Sylvabelle13006 Marseille

06 82 89 30 47

revue phoenix1@yahoo.fr

(12 euros) 

www.revuephoenix.com

 

 

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Une note de Sabine Huynh sur le site Terre à Ciel

http://www.terreaciel.net/Phoenix-cahiers-litteraires

Phœnix, cahiers littéraires internationaux, n°19 - automne 2015 : Bruno Doucey

Le poète-phare de Phœnix cet automne-hiver 2015 : Bruno Doucey, qui dirige le « bateau d’édition » éponyme. La revue lui consacre un dossier d’une trentaine de pages, coordonné par André Ughetto et alimenté par : un entretien avec Pierre Kobel, un portrait du poète par Françoise Siri, ainsi que des recensions – de Stéphane Bataillon, de Nimrod, de Murielle Szac (propos très touchants sur les romans de Bruno Doucey, invoquant les figures de Victor Jara, de García-Lorca, mais aussi de Marianne Cohn et de Max Jacob), de Michel Ménaché – et des poèmes, bien sûr, dont un de René Depestre, et les autres, quatre suites inédites, de Bruno Doucey lui-même.
Sa présence en tant que « poète invité » au sein de la revue est en totale adéquation avec l’esprit de celle-ci, puisque Phœnix, revue engagée – dans le temps présent, tournée vers le réel, la société, l’histoire – comme Doucey se préoccupe du devenir de l’humanité, et partage avec le poète le sentiment que la poésie, active, transgresse les frontières et les barrières culturelles, se fraye un passage à travers les dogmes, et, peut-être, par l’invention d’un langage universel, relie les hommes ensemble, tisse des dialogues nécessaires. De celle que Bruno Doucey nous offre ici – lyrique, solaire –, une douceur tranquille se dégage, qui force le respect, ainsi qu’une sensibilité extrême pour le monde qui nous entoure, une attention portée en particulier à sa beauté.
Ses poèmes m’évoquent ces mots-ci, lus récemment, de Rilke : « Les vers ne sont pas [...] des sentiments [...], ce sont des expériences. Pour écrire un seul vers, il faut avoir beaucoup vu de villes, d’hommes et de choses [...]. Il faut encore avoir été auprès de mourants » (Rainer Maria Rilke, Les Cahiers de Malte Laurids Brigge. Trad. : Maurice Betz, 1910). Ce dix-neuvième numéro de Phœnix montre combien les expériences que Bruno Doucey a vécues depuis l’enfance ont forgé sa voix de poète-romancier. Je me permettrais d’ajouter qu’il faut une besace de vie bien remplie pour écrire des vers dont la simplicité apparente rappelle les mots de René Char, « tirer parti de la simplicité d’une olive » (En trente-trois morceaux et autres poèmes), soit, avec Bruno Doucey, porter « de grands yeux étonnés sur la vie » : des vers écrits avec un cœur qui résiste avec fermeté mais aussi avec compassion : « Chaque matin / Un enfant naît en chantant / Et le murmure d’une main / S’efface devant la mort » (Sept poèmes traduits du grec par le vent de l’été) ; des vers arrimés à la simplicité du concret et du quotidien : « Dans la brise du petit matin / Le linge étendu la veille / Donnait à la terrasse / L’aspect d’une barque / Rentrant au port » (En ton sommeil l’avenir) ; des vers somme toute d’un naturel extraordinaire, limpides, lumineux (qui ne sont pas sans rappeler ceux du poète grec Yannis Ritsos, que les éditions Bruno Doucey ont édité, dans de belles traductions d’Anne Personnaz) : « Dans ce pays / Une seule jarre enferme plus d’eau fraîche / Que n’en contient le ciel » (Sept poèmes traduits du grec par le vent de l’été).
Les poèmes d’amour de Doucey que Phœnix nous donne à lire, adressés à sa compagne Murielle Szac, font également revenir à Char, à sa félicité, éprouvée au réveil, auprès de l’aimée : « J’ai pesé de tout mon désir / Sur ta beauté matinale » (« Gravité », Fureur et mystère). Le vers de Doucey, « Tout semblait habité par une seule raison de vivre » (« La naissance du monde », En ton sommeil l’avenir), parle de poésie vivante, qui repousse les murs, et d’espoir, qui porte « l’indomptée rafale du vent » (Yannis Ritsos, Symphonie du printemps) et la lumière s’engouffrant par les fenêtres que cette poésie crée. « Ici, le poème est l’acte », dit Stéphane Bataillon, dans sa recension du Livre des déserts, édité par Bruno Doucey ; acte de résistance, acte d’amour : « Se réveiller à tes côtés / c’est se sentir deux fois vivant » (Cinq propositions pour un évangile du petit jour selon M.S.).
Le reste de ce dix-neuvième opus de la trimestrielle revue de poésie Phœnix ne dément pas cette viatlité, avec un partage des voix de Merlin Barthélémy, Guy Torrens, Jacques Lucchesi, Corinne Le Lepvrier (et sa langue délicieusement hardie, déliée), Téric Boucebci, Joël-Claude Meffre, Olivier Domerg, Khalid El Morabethi, Laurent Grison, Henri-Louis Pallen, Odile Vecciani, Lionel Mazari, et des poèmes lyriques, et bilingues tchèque-français, du poète-psychiatre Jan Cimický, la « Voix d’ailleurs » de ce généreux volume de presque 160 pages. Sans oublier les « Sporades », les « Notes en archipel », et les compte-rendus de lecture (dont ceux qui louent les nouveaux recueils de nos collaboratrices Roselyne Sibille et Isabelle Lévesque). Longue vie à Phœnix.

Sabine Huynh

Publié dans en revues, en ligne